
Unfortunate stuck-up-bourgeois-kitsch taste for furniture. But masterful cuisine and great wine...
Il faut sauver Jean-Marc Boyer ! Non pas de son restaurant niché dans un trou paumé, au pied de la Montagne Noire, mais de son décor « plus ringue, tu meurs », qui éteindrait presque les murs de l’ex-manufacture textile. (Quand même, Jean-Marc, ces chaises en bois clair molletonnées bleu roi, ça ampoule grave !…) Et la cuisine ? Top. Ils ont raison, Coffe et Simon, c’est vraiment trop bon. À l’exception peut-être de ce craquelin à la rhubarbe sans relief, aux fraises du jardin pourtant… Parfait vol-au-vent de légumes printaniers avec feuilletage craquant et gourmand, pointes d’asperges, épinards, petits pois étincelants, morilles et jambon de Lacaune, jus booster au basilic… Délicieux croustillant de selle d’agneau, peut-être un poil chiche, top rosé, avec croûte bien aillée et ragoût de févettes croquantes à l’estragon. Même les vins ne sont pas en reste : Cabrol en cabardès, Sénat en minervois ou cet Akoibon de Yoyo, un vin de table atypique des côtes catalanes (7 € le verre) qui sonne comme une litanie. En somme, il suffirait d’un rien pour que ce soit énorme… Menus à 39, 55 et 75 € ; à la carte, compter 60 €. // F.L.

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