
Léonie, un des plus vieux restos de Biarritz (fondé en 1930), refait des débuts prometteurs avec de nouveaux locataires. En salle, Martin Etchémaïté de l’Auberge éponyme à Larrau et, aux fourneaux, Manu Michel, ex-second de Pierre Chilo à Barcus. Murs ripolinés de blanc, tables à touche-touche, connected people locaux, boules Quiès de rigueur si affluence… « Vive le Pays basque qui se mange ! » Sublime alliance de la Soule et de l’océan dans deux jolis plats : une tartine de pied de cochon entourée d’une poêlée de chipirons persillade, petit jus de viande (10 €), suivie d’un pavé de lieu jaune, parfaitement cuit, recouvert d’une écume de xamango (talon de jambon de Bayonne), posé sur un parterre de girolles et de fèves qui manquait, pas de chance, d’assaisonnement (19 €). « Vive le Sud-Ouest qui se boit ! » Du naturel en rouge (un gaillac fruité Peyrouzelles 2005 du Domaine de Causse Marines à 5 € le verre) et en blanc (un VDP des Côtes de Gascogne vif et frais, Vain de Rû 2008 de Dominique Andiran à 3,50 €). À midi, cocotte du jour (12 €) avec dessert (15 €) ; midi et soir, menu à 24 € ; carte, 35 €. // P.L.

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