Christian Qui : La marée verte

Depuis la marine des Goudes où il a installé sa nouvelle table, l’ultra-locavoriste Christian Qui ne quitte plus la mer des yeux, lorgnant les pêcheurs du coin qui regagnent le port. « Pour réduire l’empreinte carbone des produits que j’importe, avec quelques copains un peu pirates, on a voulu faire du fret à la voile. On est allés en Sicile et en Tunisie rencontrer des producteurs d’huile d’olive. On voulait en rapporter à Marseille. Mais c’est impossible, les formalités douanières sont beaucoup trop lourdes. » Ancien architecte reconverti dans l’art d’enluminer les chairs marines, ce poète des rascasses et des muges revendique « une façon de vivre et d’habiter le monde. » En 2018, pour retrouver le contact avec les gens, il quitte la « routine solitaire » de son restaurant primé par le guide Fooding 2013, SushiQui, et s’aventure sur le terrain associatif en créant une table d’hôte à but non lucratif : « Rien n’est jamais gagné. Il faut toujours se remettre en question, inventer de nouvelles formes de gestion. » Mais le plus important est ailleurs, face à lui, dans cette immensité bleu azur qu’il est urgent de protéger : « Ma position de cuisinier est intéressante car elle permet de mettre en valeur le travail si varié des pêcheurs artisanaux. » Admiratif de ces gardiens de la mer, Christian Qui l’est tout autant des scientifiques du parc national des Calanques ou des artistes de la biennale Manifesta 13, comme Peter Fend qu’il a initié aux problèmes de pollution locaux : « Si l’on n’agit pas tous ensemble, il ne se passera rien. »

Le message de Nespresso : Nespresso souscrit à cette vision large de Christian Qui. Alors que Nespresso France propose à ses clients un café neutre en carbone depuis 2016, l’entreprise s’engage à ce que chaque tasse de café Nespresso soit totalement neutre en carbone au niveau mondial d’ici 2022. Cette nouvelle ambition s’appuie sur dix ans de travail durant lesquels Nespresso a réduit son empreinte carbone et compensé le reste de ses émissions grâce à son programme d’agroforesterie. Ce qui compte c’est d’agir !

Propos recueillis par Paul-Henry Bizon
Photo © Agathe Hernandez