Leçon de conduite culinaire par Alexandre Bleibtreu, infectiologue

Tandis que certain.e.s lavent leurs légumes au savon de Marseille et n’osent plus acheter de baguettes, d’autres ont ressorti les sacs plastique… Comment cuisiner pour soi et pour les autres au temps du coronavirus ? Le professeur Alexandre Bleibtreu, infectiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a répondu à nos questions. C’est net et sans bavure ! (Spoiler : lavez-vous les mains.)

La cuisine, avec ou sans gants ? Les gants ne sont pas nécessaires.

Gros nettoyage des légumes avant cuisson ? Un lavage à l’eau suffit, la cuisson élimine toute trace de virus.

Les légumes crus, c’est OK ? Oui. Vous pouvez les laver et les éplucher comme d’habitude, tant que vous vous êtes lavé les mains.

Torchons, serviettes, éponges… à bannir ? Non, il suffit de se laver les mains en rentrant. Pour le reste, faites comme avant !

Les fromages et jambons à la coupe, c’est risqué ? Pas du tout.

Le pain touché par le boulanger, à mettre au grille-pain chez soi ? Non, c’est inutile.

Les précautions à prendre en cas de livraison ? Les gestes barrières classiques. Et si on a des symptômes, on met un masque pour protéger les livreur.se.s.

Et au supermarché ou dans une boutique ? Au supermarché ou ailleurs, on respecte les gestes barrières. Inutile de porter un masque FFP2 ou des gants.

Cageots, sacs plastique, sacs en papier ? Ne changez rien à vos bonnes habitudes !

CB ou monnaie ? Aucune différence, puisqu’on se lave les mains en rentrant chez soi.

Votre plat de résistance ? Du pangolin rôti… Je plaisante, évidemment.


Propos recueillis par Nora Bouazzouni

Photo © Agathe Hernandez