Michelin-Fooding : le goût de l’époque, plus fort, plus loin

Chers amis lecteurs, partenaires, followers, fans, likers, gastronomes en culotte courte et foodies poivre et sel,

Voilà près de dix-huit ans que vous nous suivez dans nos délires et délices éditoriaux ou événementiels, et que vous prenez d’assaut les tables de genre, les chambres de style et les bars d’auteur qui nous enchantent. Une confiance et une fidélité jamais démenties qui méritent qu’on continue à vous réserver le meilleur, à la mesure de nos nouveaux styles de vie, toujours plus nomades et connectés.
Mais avant de vous inviter à embarquer pour de nouvelles aventures, quelques précisions sur le pourquoi du comment.
Après huit folles années de zig et de zag limite « no future » (avec Jean-François Bizot à Nova, puis Louis Dreyfus à Libération), le Fooding décida, en 2008, de devenir maître de son destin en produisant, seul, son guide France annuel, une appli addictive, des contenus plus lifestyle… Et en multipliant ses événements gastronomico-festifs à Paris, NY, Milan, L.A. ou encore Bruxelles. Autant de manifestations dont le succès nous conduisit naturellement à la question suivante : « Et si le Fooding s’ouvrait plus largement au monde ? »
Soit, mais pour quoi faire ?
« Devenir une référence mondiale du cool dans la gastronomie » : la réponse gentiment crâneuse nous avait été soufflée à Brooklyn, en 2012, par le président de Vice, avec qui nous avions alors longuement discuté d’un rapprochement, avant de nous rendre compte que nous étions encore trop fragiles pour nous associer à beaucoup plus puissant que nous…
Histoire de confirmer et consolider nos fondations, nous avons donc découvert les joies des business plans, des objectifs atteints, et enchaîné derechef de nombreuses rencontres avec des investisseurs potentiels.
L’option fonds d’investissement écartée (meilleur moyen d’échapper à ces courses carottées trop souvent suicidaires), nous avons échangé avec plusieurs groupes de médias (pas seulement gaulois), pour tomber dans les bras d’un groupe… auvergnat !
C’est donc avec enthousiasme et émotion que nous vous annonçons aujourd’hui un rapprochement avec le groupe Michelin, éditeur, entre autres, du fameux guide rouge. Guide étalon international que nous avons souvent rudoyé, pas mal boxé (pour marquer à moindre frais notre alter-territoire), mais toujours respecté. LE Michelin donc, seul autre guide gastronomique à « faire le boulot » sérieusement, passionnément, en payant ses additions, et dont les patrons nous regardaient faire depuis 2000, du haut de leurs terres volcaniques, sans jamais envoyer leur lave – classe ! Mais aussi le guide d’un groupe français, qui fut le seul à répondre à nos attentes en nous offrant de véritables garanties pour nous développer durablement, nous internationaliser en toute indépendance*, en nous faisant profiter d’une expérience internationale incomparable.
Comptez donc sur nous pour revenir vers vous avec de bonnes nouvelles dans quelques mois, juste le temps pour nous de vous concocter un événement haute friture le 23 octobre prochain, à Paris, puis de mettre en boîte la nouvelle édition du guide Fooding France – sortie nationale le 9 novembre.
Et en attendant, soyez assurés d’une chose : contrairement à ce que certaines mauvaises langues sans palais pourraient baver dans vos assiettes, on ne vous abandonne pas. Bien au contraire.
Le goût de l’époque, plus fort, plus loin.
Sincères dégustations,
Le bureau du Fooding 2017

* Les associés historiques, Alexandre Cammas et Marine Bidaud, conservent la majorité des parts et la direction.

Illustration : © Stéphane Trapier