La crème de la crème

10 restos où s'attabler solo

Accoudé·e au comptoir ou bien installé·e devant une baie vitrée, de Paris à Annecy en passant par Perpi, le Fooding vous refile ses adresses chéries où boulotter seul·e mais bien accompagné·e !

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  • par
    Caroline Mas
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Le Rigmarole, Paris

© Christine Doublet

Le Rigmarole, Paris 11

Pas un mot plus haut que l’autre dans cette élégante tanière que le méticuleux Robert Compagnon réchauffe à la braise du binchotan, tandis que Jessica Yang mignardise les fins de repas à coups de chocolatueries. « J’ai passé pas mal de temps au Japon, où manger seul au comptoir n’est pas du tout stigmatisé. C’est fait pour ça. Selon moi, on ne passe jamais un mauvais repas au comptoir, il y a toujours quelque chose pour se distraire », assure Robert Compagnon. Faites confiance à l’expert !

Tori Ya, Nantes

Après Izakaya Joyi et Ramen Ya, Anthony et Morgane Nguyen triplent la mise avec cette antenne nippomaniaque dédiée au ramen… au poulet ! Le mode d’emploi ? Prendre place dans la queue, choisir son menu, l’apprendre par cœur et le réciter au caissier à l’entrée – pour un moment serein en tête-à-rien !

CheZaline, Paris 11

À la course au meilleur ‘dwich de Paris, Delphine Zampetti pédale en tête de peloton. Dans cette ancienne boucherie chevaline rebaptisée CheZaline en hommage à Christophe, ses sandwichs à emporter sont racés comme des pur‑sang ! Et pour les bouloteur·se·s pas pressé·e·s, la cuistotte fricote également des plats du jours et salades stylés, à s’enfiler sur un bout de comptoir.

Mazette, Annecy

Mazette, c’est l’adresse de Maximilien Mosbach (ancien du Café Brunet à Annecy‑le‑Vieux) et Laura Hatt, un p’tit bistrot habillé de lambris, pierres et briques, fier de son ardoise du jour. Sa salle toute briquée est le spot terroiriste parfait pour réviser ses classiques de la bistronomie sans être déconcentré·e par son partenaire de tablée.

Nelly’s, Anglet

Pour les solitaires discret·ète·s heureux·ses de grailler vite fait et (très) bien fait, cap sur cette cambuse planquée au bord de l’Adour. Où Martin Debaere, ex‑musicos lillois passé par Ferrandi et épaulé par Maxime Bitam et Teddy Chevalier, aligne de mortels cheeseburgers californiens !

Baston, Bordeaux

Avec sa devanture poussin tape‑à‑l’œil et son blaze qui claque comme une menace, Baston aurait pu planquer un bar à cocktails qui tabasse ou un fight club underground. C’était sans compter l’amour pour le levain de Pauline Celle (ex‑Pain Paulin à Lège‑Cap‑Ferret) et Julien Borie (ex‑Echo), les heureux parents de cette cantine‑boulange repaire de miches fortiches et assiettes qui dépotent. Faites‑vous dorloter, vous l’avez mérité !

Le Bar de l’industrie, Pantin

Derrière ce populaire routier planté à Pantin ? Une bande de chouettes copains, dont le chef Gilles Borg, passé par Ducasse et le Train Bleu. Ici les nappes se tiennent à carreaux, mais la chaleur est humaine : ambiance étroite, esprit canaille, cuisine tradi. Passez commande, et faites immédiatement partie de la bande !

Sagì, Perpignan

Rue des Fabriques‑Nadal, Yannick Ferez (ex‑Percherons à Céret) allume Perpi City avec ses deux spots à délices : la taverne Sagí et la ‘dwicherie Looping. L’un des avantages à s’attabler seul·e dans le premier ? Pouvoir s’enfiler solo ses tapassiettes de compète !

L’Épicerie Idéal et le restaurant l’Idéal, Marseille

Fer de lance de la nouvelle vague qui a fait de Noailles le « ventre de Marseille », la sourcière Julia Sammut continue de ravitailler sa caverne ali‑babesque avec mille et une gâteries. Au programme ? Un incroyable garde‑manger qui se décline en jolie cuisine à l’heure du déj’. Le soir venu, foncez vous planquer dans sa bistrattoria qui met tout le monde à sa botte, pilotée par Aurélien Baron et Jérémy N’Guyen.

L’Épicerie Epoq, Biarritz

Après avoir mis son dément bistrot Elements sur orbite, quelque part du côté de Bidart, l’électron libre Anthony Orjollet a récidivé en plein Biarritz où il co‑signe avec l’hyper‑ibère David Gonzalez (ex‑Carøe) une carte locavoriste qui met dans le mille. Accoudé·e au comptoir, vous allez voir ce que vous allez voir : un spectacle bonne chère et lumière pour grailler seul·e de la meilleure des manières !


Tabou qui s’expose aux comptoirs des restos, s’attabler solo reste une transgression qui provoque mépris comme envie. Dans sa rubrique #HorsMenu, lefooding.com s’attable avec les noceur·se·s solitaires pour démystifier cette expérience intime en public. Foncez sur le site pour dévorer l’article !

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