Goûte
Un petit coup de moût après une journée à éponger les quiproquos au bureau ? C’est l’heure de se remettre les idées en place chez Louis Goument et Olivier Chalifour, toujours prêts à planter le tire-bouchon devant leur discret bar du quartier Montorgueil. Leur arsenal : une dizaine de vins au verre, des bouteilles soigneusement sourcées et des petites assiettes à snacker, le tout sur une ruelle pavée au charme discret. Bon à savoir : en cas de flotte, la table d’hôte dans l’annexe permet de squatter en gros comité, le temps de l’ondée.
· Goûte – 8, rue Mandar, Paris 2e
Calice
Le quartier Mouffetard, ses pavés, sa sorcière… et son Calice, top spot à tapassiettes et jus bio-naturistes piloté par la triplette Julien Alain, Thomas Legrand et Kazuma Chikuda. En direct de la terrasse vert d’eau, ça régale de karaage de ris de veau, tartare de bœuf et huîtres, entre autres réjouissances à partager… comme votre bouteille de beaujolais !
· Calice – 5, rue de Bazeilles, Paris 5e
Les Flacons
Dans sa cave à manger bleu piscine à un jet de pavé du Collège de France, l’impeccable Clara Bonnier en a toujours sous le coude, bichonnant des rangées de quilles pour tous les moods. Sur la chouette terrassette, la maîtresse des lieux dispense bons points et beaux canons, en plus d’éponger sans forcer – huîtres, pâté en croûte et asperges en saison. Et ça, c’est quand la soirée ne part pas en DJ set et grilled cheese pour toute la beaujoyeuse compagnie…
· Les Flacons – 34, rue des Écoles, Paris 5e
Casimir
Jaja, calme et volupté… Dans le 10e parisien, pas vraiment besoin de chercher plus loin que la grande terrasse au calme du bistrot Casimir, qui s’étale dans un coin quasi piéton. C’est là que le chef Eduardo González se charge de mettre tout le monde à l’aise avec de généreuses assiettes, sans parler des grignotages partageurs pour accompagner la sélection de canons sans intrants, ambiance œuf mayo, rillettes et pâté en croûte maison.
· Casimir – 6, rue de Belzunce, Paris 10e
Le Verre Volé
Au panthéon du cool international, cette institution bistrotière débordant sur la rue de Lancry rassemble ses fidèles autour d’une cave et d’une popote canailles comme pas deux – à l’instar des pères Cyril Bordarier et Thomas Vicente, officiant toujours en salle ou sur la mini-terrasse à quelques clapotis du canal Saint-Martin, même après vingt piges de bons et dévots services. Rouge, blanc, rosé, versé sur des acras, du boudin noir ou des coques sautées… Rejoignez le culte !
· Le Verre Volé – 67, rue de Lancry, Paris 10e
Lissit
Sur ce coin de rue de la Folie-Méricourt, le gentleman causeur Alexis Lissitzky débouche une cinquantaine de quilles dans un troquet tout sauf triste, à la terrasse bien rangée mais plutôt joueuse. Depuis la mini-cuisine, la dépotante cheffe Claire Grumellon manigance en solo une ripaille à fond sur la cochonnaille, entre chou farci, cassoulet en cassolette et pithiviers… sucré ! On sait quand on arrive, mais pas quand on décolle.
· Lissit – 48, rue de la Folie-Méricourt, Paris 11e
Ici-même
De l’art au pinard ! C’est l’histoire de trois potes aux horizons très différents (une galeriste, un plombier et un diplômé en sociopolitique), qui décident de monter une galerie avec un petit coin apéro. Très vite, ledit coin rameute davantage que la galerie, si bien que le trio transmue l’ensemble en giga-cave peuplée de bouteilles pour toutes les bourses. Et pour la becquée ? Des planches de jambon Prince de Paris, des patatas bravas ou de la burrata, à gueuletonner sur la terrasse aérée.
· Ici-même – 68, rue de Charenton, Paris 12e
Obonobo
Attention, le Gorille sort ses quilles ! Tauliers du bistrot star de la rue des Dames, le cuistot Marc Cordonnier et le tire-bouchonneur Louis Langevin ont prolongé leur savane avec une annexe pinardière pas piquée des canons. La paire y recèle de jolies trouvailles, qui se laissent ouvrir sur la petite terrasse à un bouchon d’un pont d’où admirer le coucher de soleil. Et comme la maison mère n’est pas loin, la becquetance tombe toujours au poil, entre petites assiettes (burrata, poireaux gribiche, hareng fumé) et belles bêtes à partager (ris de veau, côte de cochon d’Auvergne…).
· Obonobo – 66, rue des Dames, Paris 17e
Sobremesa
Après le boulot, place aux goulots d’Émilien Quéméner, un ancien de WeWork reconverti dans la chasse au sans-chimie, qui débouchonne à propos pour l’apéro sur la terrasse-trottoir de ce néobar à vins de la rue Caulaincourt. Et quand la faim se fait venir, place aux assiettes de chef·fes asiaphiles en résidence (Shan Rachel Jiang, Akira Sugiura, Demi Yeh, Minh-Tri Tran Dinh…), qui fricotent au gré de leurs inspis bien senties.
· Sobremesa – 127, rue Caulaincourt, Paris 18e
Hélios
Dans sa petite cave jaune pavée de tomettes en terre cuite et de bonnes intentions, la grécophile Estelle Thalassinos irradie autour d’elle en volubilant sur chaque bouteille, et sur chaque vigneron·ne qui se cache derrière. Bref, elle en connaît un rayon ! Bien suffisamment pour siroter, à l’ombre des tilleuls à grandes feuilles, dans un verre gravé main par Laszlo Badet, des jus sacrément vivants. Et pour la grignote, des olives vertes ou du comté 36 mois… À Hélios, y a du soleil et des jajas !
· Hélios – 1, rue Sorbier, Paris 20e
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




