Allure moulures, merveilles de bouteilles, carte jouant sur la corde sensible : après Magma, le nouvel opus de Tom Foguenne (au poêlon) et Elisa Canovo (au tire-bouchon) rameute dîneur·ses et buveur·ses dans une maison de maître classiciste, entre cheminées, vitraux d’époque et papier peint irisé. Au bord de la Dérivation, le duetto (épaulé par Quentin De Ridder en cuisine, Justine Mazy en salle) orchestre un menu unique en cinq mouvements (plus une éblouissante charcuterie maison, poussant à croire que tout est bon dans le cochon), au son d’excellents flacons qui finissent en soliflores pour la postérité – Radikon, Houillon-Bruyère, L’Anglore, Dard et Ribo, Château Le Puy, Coulée de Serrant… Nous ont particulièrement goûté ce soir-là : un crudo de sériole aux agrumes, cerclé par de la chermoula ; une brochette de haut de cuisse de volaille jaune et topinambour au barbeuc’, en date avec langoustine snackée, crème crue et jus du crustacé ; ou encore des gaufres flamandes à la cassonnade, escortées d’une crème montée. Un sans-fausse-note, et même mieux : qui risque bien de faire du bruit. · Mireille Flocon
POUR LA SOIF ? Si la cave donne envie de creuser, les recos d’Elisa valent leur pesant de rosette : bulles catalanes Vinestar (8 € le verre), rouge sicilien Fu Manchu de l’Azienda Agricola Kalma (62 € la bouteille), chardonnay Lias du Domaine Labet (86 €)…
LES PRIX : menu 68 € (5 services), charcuterie maison 14 €.
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