Nichée incognito derrière une enseigne « boucherie » en marbre patiné, Yuka Kubo (passée par Chez les Anges) appâte la faune locale en fricotant avec la cuistote Juliette Novak des classiques izakayesques. Dans son nichoir pour oiseaux (subaco en japonais) au carrelage bistrot, comptoir en mosaïque bleu piscine et mobilier chiné, si le choix se limite entre deux plats le midi (katsudon ou chirachi), il s’amplifie à la tombée de la nuit : rayonnantes tranches de tofu marinées deux semaines au miso, dopées au sel fumé ; tendrissimes crevettes aux sept épices ; addictives patates rôties au beurre d’algues ; déliquescente aubergine bombardée de poivre rouge et d’échalotes frites… ou encore, typique d’Osaka, la ville natale de Yuka, un impérial okonomiyaki au porc ou poulpe sur une base de galette de chou blanc, strié comme il se doit de mayo et sauce asie-dulée, et même, pour les viandard·es voulant viander, un magistral yakibuta, soit des tranches de poitrine de porc rôtie laquées dans leur jus. Encore faim ? Cap sur la déclinaison de mochis aux haricots rouges, à moins de lui préférer le cheesecake au yuzu. // Claude Ratinier
POUR LA SOIF ? Une courte sélection de quilles bio au bec long (chenin roannais Pourquoi Faire Sans Blanc du Domaine Sérol à 8,50 € le verre, grenache teinté de syrah Under my Skin signé Jeff Carrel à 34 € la bouteille) ou, pour rester du côté du soleil levant, une IPA Coedo (7 € les 33 cl), un ultraromatique saké junmai daiginjo Kubota (46 € la bouteille) et une citronnade maison au yuzu (5 € le verre).
LES PRIX : formule 16 € (midi), petites assiettes 7-16 € (soir).
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