Dans un quartier où les bistrots sont légion, ce riant rade luzien tire son épingle du jeu – en l’occurrence, un billard trônant au milieu de la salle… Luminaires seventies, zinc d’époque, carrelage beigeasse et bouquins de cuisine font le reste du décor, habité par une paire gagnante : l’œnophile Quentin Pierre-Antoine, auparavant à la cave toulousaine Poison, et la cheffe Agathe Baulu, passée chez Guérard, Bras et à Providence… Ce soir-là, service et cuisine pleins d’enthousiasme : foies de lotte en terrine parfumée à l’armagnac à tartiner sur du bon pain grillé et pickles de navet maison en guise de cornichons ; tellement délicate ombrine en crudo, tranches de shitakés de Saint-Pée-sur-Nivelle baignant dans un bouillon méga parfumé d’arêtes du poisson ; ou superbes asperges blanches caressées par un onctueux sabayon de vin de voile et réveillées par des morceaux de pomelo rose d’Urrugne ; et, en sucré peu sucré tout aussi emballant, une délicate crème aux œufs subtilement aromatisée à la reine des prés surmontée de fraises cuites et crues. À noter les midi, l’impec’ formule pour un billet bleu. Par exemple : céleri rave au ras-el hanout, sauce yaourt ; filet de mulet noir, purée de PDT, blettes et épinards ; gâteau de polenta aux agrumes… · Marcellin Caillou
POUR LA SOIF ? Un casting européen désulfité et choisi avec grand soin par Quentin : très équilibré chenin moelleux Le Pont Martin de la Famille Vaillant (6 € le verre), pet’ nat’ Le Temps est Bon de Sébastien Bobinet (38 € la bouteille), assemblage de cépages roumains rouges de Weingut Edgar Brutler (33 €)… Mais encore bière barcelonaise aromatisée au pomelo de la Brasserie Cyclic (25 € les 75 cl).
LES PRIX : menu unique 20 € (midi), assiettes 8-25 € (soir), menu enfants 12 € (midi).
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