Qu’il est bon d’être Vilain en terres carolos ! Dans leur cossue barraque années 1920 (verrière d’époque, carrelage terrazzo, luxuriant jardin), les jeunots Antoine Château (ex-Garage à Manger et Winery Brugmann à Bruxelles) et Margaux Balériaux défendent une cuisine paysanne et un amour pour les produits soigneusement sourcés. La proposition ? De diaboliques assiettes et une belle liste de pinards tous propres, le tout sans se prendre le chou – surtout si l’on opte pour la formule à 45 € qui laisse la cuisine envoyer la totalité des portions en les adaptant au nombre de convives. Ce soir-là : tonique betterave Chioggia marinée, sauce tonnato et pignons ; chou-fleur frit à la coréenne ; feuilles de chou kale grillées s’ébrouant dans une stracciatella di bufala ; tapissant effiloché de pleurotes et espuma de pommes de terre… Autant de petites merveilles qui prouvent que le chef est à deux doigts de renier son ADN de fils de boucher. Et pour celles et ceux qui aiment s’adonner aux plaisirs de la chair à l’abri des regards, l’adresse possède une pièce cachée pour quatre à huit convives – à réserver impérativement. · Didon Bury
Pour la soif ? Une bonne cinquantaine de rouges et blancs bio ou nat’ défendus et argumentés bec et ongles : crémant jurassien du Domaine Pignier (54 € la bouteille), chenin de chez Bonnigal-Bodet (52 €)… Et quelques verres (6-8 €). Mais aussi la Fou’Foune de la Brasserie Cantillon (28 € les 75 cl), un whisky belge Single Malt Lambertus (8 € le verre) ou un éventail de chartreuses (12-30 €).
Les prix : assiettes 15-22 €, fromages 13 €, desserts 9-12 €, formule 45 € (par personne pour toute la table).
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