Ils ont troqué les amplis pour les tire-bouchons ! Repris en 2019 par les rockeurs passionnés Benjamin Böhle-Roitelet (producteur) et Boris Delmas (chanteur), le Nabu déroule depuis les années 80 ses volutes de poésie éthylique. Toujours debout dans son jus bistrotier (boiseries patinées, cire tiède, lumière tamisée), le plus vieux bar à vins toulousain planque plus de 100 munitions nature pour un tour du monde à l’ombre des dogmes œnologiques : pineau d’aunis ligérien P’tit Jaja (5 € le verre), liatiko crétois Little Troublemaker signé Thalassinos Microwinery (37 € la quille), prunelard gaillacois Les Amis de l’Arpette du domaine éponyme (22 €), ou macération de riesling allemand introuvable ailleurs One of Pentacles de Raoul Wagner (40 €)… Des quilles frondeuses dénichées directement chez les vigneron·nes, parce que ces deux-là vont serrer la pogne de chaque producteur·rice qu’ils défendent. Et à mordre entre deux gorgées ? Charcut’ paysanne, fromages du Larzac et tartinades bien senties, dont les rillettes de porc noir du maestro MOF Hervé Sancho (6-12 €). • Marie Delcampo
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