En voilà trois qui se l’alsacent tranquille ! Après un coup de foudre amicalo-pro au Cafoutche, le bistrot du TNS, voilà qu’ils bazardent tout pour tirer leur coup de feu ensemble, en cuisine pour Emmanuelle Verger Monteil (ex-Marcus à Strasbourg) et Brice Murit (ex-Cerf à Marlenheim), en salle pour Pauline Schirmer (ex-Au Bien Boire à Obernai). Du très réconfortant, auto-labelisé néo-grand-maman, qui déboule en toute détente de la cuisine semi-ouverte pour foudre le feu aux papilles. Ce soir-là, à l’ombre d’un large bar d’angle où traîne une bouteille de Picon près de la tireuse, on s’attable sous un plafond en bois à motifs anciens pour s’abandonner à des papardelle maison bien charnues, servies avec vert de poireau et sauce béchamel-style à la crème de raifort, citron et amandes. Suivent une betterave (trop légèrement) fumée, avec mozzarella de tofu alsacien et salade pourpier-salicorne très justement assaisonnée ; puis de bien dévergon-dés de riz gluant braisés avec un chou farci à la truite, un peu fade, vite oublié dans la douceur d’une mayonnaise au miso. Pour finir dans la nostalgie, un énorme « écolier » maison, gros biscuit, gros carré de chocolat, et un verre de lait, parce que ça les fait marrer. • Pascal Diagonale
POUR LA SOIF ? Des bouteilles désoiffantes comme il faut, envoyées par Pauline : assemblage riesling-gewurztraminer Sur un Trapèze du Domaine Rieffel (7 € le verre), rhône rouge Gentil Monstre d’Étienne Seignovert (6,50 €) ou, au rayon macération, un alsacien Virose de Léo Dirringer (30 € la bouteille).
LES PRIX : Formules 21-26 € (midi en semaine), plats 13-19 € (petit format) et 24-38 € (grand format), desserts 14-15 €.
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