Avec un tel CV, difficile de ne pas trop en espérer… Qu’à cela ne tienne : dans son resto nippé à la méditerranéenne (terre cuite aux murs, comptoirs marbrés, olivier en majesté), le gobe-trotteur Altin Mero, mi-Grec mi-Albanais, déploie ses gastrologiques talents affûtés à Stockholm (Frantzén (Stockholm), Copenhague (Jordnær, Noma) et ici, à Anvers (Le Pristine), pour mettre tout le monde d’accord – en laissant soigneusement de côté les huiles vertes, touches d’agrumes et autre prépas chichiteuses. Dans le menu en sept temps, ce soir-là : tartelette à l’oignon comme chez maman Mero, avec prune et shiso (rouge) ; crudo de hamachi mariné dans une eau de tomate mi-séchée, bien accompagné de crème de pollen, courge marinée et fleurs de fenoui ; petit pain aux pois chiches comme chez mamie Mero, cuit au charbon de bois et glacé au gras de bœuf ; saint-jacques ayant passé la nuit au milieu d’algues, asticotées par une réduction profonde au bon goût de sauce barbecue ; canard sauvage ensaucé de miel et ponzu, bien entouré de châtaignes hachées, purée de céleri-rave caramélisé et jus à l’ail noir en sus ; avant un granité de pomme verte débarqué avec du céleri mariné et du shiso (vert), puis une crème d’amande façon Milky Way surmontée d’un parfait au mastiha et d’un croustillant au lait de noisette. · Mina Perlemousse
Pour la soif ? Le sommelier George Kondylis (ex-Konstantin Filippou à Vienne) en a sous le goulot, à commencer par le champ’ VVV premier cru de Matthieu Godmé-Guillaume (23 € le verre) et le rosso di Toscana signé Podere Scopetone (12 €), parmi une sélection quadrillant les grands terroirs européens. Sinon, le combo porto blanc, tonic et touche d’huile d’olive fait bien l’affaire aussi (16 €).
Les prix : menus midi 70 € (4 services), soir 110 € (7 services), entrées 21-25 €, plats 28-42 €, dessert 15 €.
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