Pumata ? La tomate en corse, et surtout, l’idée géniale de Lisandru Venturini et Julia Niannay dans la Plaine orientale : planter un petit coin d’Éden à quelques kilomètres de l’étang de Diane, où sa prod’ potagère de semences anciennes finit en slow street food durant les beaux jours. Deux saisons, deux ambiances : au printemps, une grange réhabilitée en bar à délices, où bien-boire et bon-manger fusionnent sur l’imposante table d’hôte ; l’été, une terrasse en bois façon ginguette, où les soirées barbecutées se laissent déborder. Ce soir-là, ça becquetait sans faim : déli muhammara (condiment pimenté) aux olives Taggiasche ; dodue panzetta (cousine insulaire de la pancetta) aux herbes ; gracile carpaccio de thon rouge issu de la pêche locale ; fondants gyoza au porc, gingembre et chili oil… Mais aussi des poivrons rôtis au yaourt et crumble de noix, une crème brûlée à l’aubergine, et en dessert, une mousse au chocolat et noisettes de Cervione vernie d’huile d’olive. · Megan Linar
POUR LA SOIF ? Quelques cocktails kilomètre zéro (comme ce Sudiste combinant eau-de-vie de cédrat, romarin, mousse de mauresque et chantilly maison, 12 €) et des vins naturistes de l’île ou d’un peu plus loin, type blanc Cyclone du Domaine Santamaria (5 € le verre) ou rouge Yamakasi du Domaine Duseigneur (21 €).
LES PRIX : tapassiettes 8-14 €, desserts 5-9 €.
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