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Auberge La Fenière

Auberge La Fenière (Cadenet)

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Bienvenue au domaine de Nadia Sammut et Ernest Hung Do : sept hectares édéniques jonchés d’oliviers, de cyprès et d’arbres fruitiers, complétés d’un potager, où planque une auberge combinant hôtel, épicerie, potager, bistrot en plein air et… gastro méditerranéen et sans gluten ! Là même où ce midi-là, à la fin de l’été, la fille de Reine nous livra, en 7 temps un vraiment top aller-retour dans son monde végétal et marin dont on retiendra en indétrônable et impeccable entrée en matière l’association d’un beurre d’amande au vin blanc tout en douceur et des feuilles vertes du moment (fenouil bronze, géranium rosa, agastache), d’éclats d’amandes vertes lacto-fermentées, avec en satellite émerveille-papilles une redoutable brioche de pois chiche frite molletonnée fourrée d’une maligne farce aux olives marbrée d’un miso de patate douce et d’une sauce basilic, avant l’enchaînement  remarquable des espiègleries iodées : une huître pochée fumée pepsée d’une crème de sarrasin et d’un condiment à base de cerises séchées au soleil ; le délicat loup en carpaccio accompagné d’une eau d’abricot perlée d’huile de tagète ; le détonnant maquereau maturé à la japonaise, sa chair fondante rose nacrée et sa peau argentée chalumeautée, accompagné de shiso brulé et d’un diablesque condiment noisettes brûlées au goût cacaoté. Même élan du cœur pour le pistou provençal revisité au tofu soyeux dans le bouillon et trois basilics ( classique, pourpre et thaï), escorté d’une très sapide tartelette sarrasin, moules marinées, tarama de poutargue et réduction de roche, précédant le final tout aussi magistral : un baba travaillé à la farine de riz et sarrasin, mais bien spongieux et moelleux imbibé d’un divin sirop de figue-romarin doublement escorté d’abricots en brunoise assaisonnés d’une crème de pollen, en brillants quartiers lustrés et rôtis histoire de nous accompagner sans trop nous chahuter vers la sortie de ce paradis vert. · Marcellin Caillou

POUR LA SOIF ? Une infusion d’eau d’immortelle, miel et pollen (4 €) et une carte à tendance naturaliste locale : rouge du Luberon Amorcito signé Laura Aillaud (70 € la bouteille), blanc des Alpilles du Domaine de Trévallon (250 € la bouteille)… Mais qui sort aussi de l’Hexagone : blanc catalan espagnol DO Costers del Segre de Castell d’Encus (70 €)…

LES PRIX : menus 90 € (5 temps ; midi) et 130 € (7 temps ; soir), brunch 70.€ (35 € pour les enfants).

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