Si on nous avait dit qu’il y avait du gros poisson du côté du Rouge-Cloître et de son étang plan-plan… Derrière la façade briquée d’Urban Fish Farm, léguée par le pourfendeur des mers Erik Portier à de nouveaux proprios discrets, prend désormais place, en plus de la poissonnerie (sympa, mais pas transcendantale), une cantine nipponne de haut vol. Que l’on doit à un couple japonais (Toshiko, en salle, et son mari, en cuisine), qui réhabilite avec brio l’art du shokudô, le plateau-repas de là-bas. De quoi partir à la pêche aux iodélices dans un décor quelque peu minimaliste (du bois, de la céramique, un aquarium à homards, voilà tout), avec de fraîchisimes amuse-gueules type kaiseki (asperges marinées sésame-crevette, crudo de bar et concombre épicé ce jour-là) puis, surtout, une assiette de sashimis de folie comprenant saumon gras, thon fondant, maquereau marinée et liche tout juste grillée, plus une bolinette de seiche elle aussi marinée – à moins d’opter pour une fondante joue de saumon grillée, flanquée de daikon râpé et d’œufs de saumon. Bon à savoir : la cambuse jour les prolongations les jeudi et vendredi soir, au gré d’un menu unique en quatre ou cinq services. · Gwen Dalle
Pour la soif ? Quelques humbles sakés et umeshu signés Kitajima (10 € le verre), une mousse Sapporo (5 € les 33 cl) ou encore un sobacha et un thé mamecha en provenance de l’échoppe Eden (4 € chacun).
Les prix : formules lunch 26-35 € (en semaine) et 48 € (dimanche), plats et sashimis 28-32 €, desserts 6 €, menu du soir 60-85 € (uniquement sur réservation).
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