À deux pas de la nipponomique rue Saint-Anne, le très chic sushiya d’Isao Horai (comptoir en marbre, playlist jazzy, plats chuchotés à l’oreille) accueille huit palais avertis par service pour un trip fujiyamesque. Encore ce soir-là, au gré du menu à 280 €, mis sur orbite après quelques superbes bouchées déposées par le maître : délicat rectangle de tofu fondant au sésame grillé, relevé par une touche de wasabi râpé ; grisants éperlans frits asticotés de citron vert, subtil dashi à la langoustine et aux petits pois d’un côté, combo de bambou et wakamé de l’autre ; chawanmushi aux aperges vertes rhabillé par un mini-tapis de caviar osciètre ; sashimi de thon mi-gras (chūtoro en VO) convoyé avec un tronçon de bar mariné au ponzu ; carré de turbot juste nacré, enveloppé d’une peau de radis croquante… Avant la procession de nigiri exquis, façonnés minute dans un silence de cathédrale, faisant défiler langoustine, gracile calamar, sériole dopée au yuzu et piment japonais, maquereau, thon sur thon (rouge akami, gras ōtoro) et anguille grillée (folie !), entre autres. Trois makis au tartare de thon parsemé de ciboulette en guise de transition, et pour finir en douceur, un daifuku aux haricots azuki accompagné de délicieuses fraises dans leur sirop. · Albert Cramé
POUR LA SOIF : une carte des vins plate comme une limande, principalement bourguignonne et chaudement tarifée, type sancerre du Domaine Bourgeois (17 € le verre), pouilly-fuissé Les Chevrières (19 €)… heureusement étoffée d’une belle sélection de sakés, dont un pétillant Shichiken Yamanokasumi (19 € les 10 cl) et un intense Kokuryu (28 €).
LES PRIX : menus midi 90 € (jeudi et vendredi) et 150 €, soir 280 € et 320 € (soir).
Enregistrez cette adresse dans l’app du Fooding, disponible sur iOS !





















