Un casse-dalle dans la ville

En attendant l’ouverture des parcs et des plages, le Fooding vous a concocté une liste assassine de super plans take-away associés chacun à son petit bout de gazon libéré, de vue dérobée ou de banc qui va bien. En somme, les meilleurs casse-dalles du moment pour casser du parpaing à Paris, Bordeaux, Lille, Marseille, Lyon, Toulouse… Et comme on est sympa, on a même invité le soleil !

Le plus chébran
A Paris, Déviant, le restobar à délices (solides et liquides) de Pierre Touitou (Meilleur bar à délices Guide 2019 – Paris 10e), se la joue désormais traiteur et propose de délicieux grignotages : poulpe et petits pois ; pommes de terre grenaille ; coleslaw ; poireaux vinaigrette ; arancini et pissaladière ; polpette… Le tout vendu au poids.
A dévorer… sur les marches de l’église Saint-Vincent-de-Paul (à 8 min à pied), tout en haut de la rue d’Hauteville.

Le plus Guignol
A Lyon, tout près du plateau de la Croix-Rousse (Lyon 4e), l’équipe de Substrat balance des ‘dwichs de haute volée (6-10 €) à base de ragù bœuf-porc au teriyaki, de rosette locale ou, pour les végi, de crudités, crème fromagère et huile d’olive.
A dévorer… sur les marches du jardin de la Grande Côte (à 9 min à pied), avec vue panoramique sur tout Lyon.

Le plus je-t’en-fisherais-moi-des-chips !
A Paris, Clamato, la cabane à poiscailles et fruits de mer de Bertrand Grébaut et Théo Pourriat (Paris 11e), délivre tous les soirs dès 18h son fraichissime fish and chips contre 10 € !
A dévorer… tranquille, sur un banc en face du square Louis-Majorelle – à 2 min à pied.

Le plus rugbystyle
A Toulouse, Contre-pied signe un drop plat-dessert qui mérite une mêlée. Par exemple, l’autre midi, un effiloché de canard à la coriandre, avec asperges et blettes, suivi d’une tarte aux pommes pour 15 €.
A dévorer… posé.e au jardin des Plantes (à 8 min à pied), à l’ombre des arbres.

Le plus rêvé-des-anges
A Marseille, l’Epicerie l’Idéal de Julia Sammut (Fooding d’amour Guide 2017) propose des ‘dwichs de dingue à 7,50 € : focaccia, jambon, ricotta crémeuse, tomates confites ; baguette, pâté de campagne, cornichons ; pain à la semoule, œufs durs concassés, thon, câpres, harissa et citron confit…
A dévorer… adossé.e à la statue de la jolie place du Marché-des-Capucins, à 3 min à pied.

Le plus popopopup !
A Bidart, les mardi et mercredi midi, le troquet Elements d’Antony Orjollet (Meilleure table Guide 2018) dispense son fameux talo, sorte de gros taco basque, bourré de cochon Ibaïama (existe aussi en version végi) contre 10 €.
A dévorer… sur la grande rambarde devant la plage de Bidart (à 10 min en vélo) ou en marchant tranquillement sur le sable.

Le plus rebelle
A Paris, dans leur Maquis (Fooding d’amour Guide 2020 – Paris 18e), Paul Boudier et Albert Touton vous préparent de quoi kiffer sans manières : œufs mimosa, terrine maison, salade de lentilles et poitrine fumée, bulots mayo (2-5 €)…
A dévorer… sur le banc posté en face de la statue de Dalida (à 10 min à pied), avec vue sur la Maison Rose.

Le plus melting-popote
A Bordeaux, Mampuku, l’une des super adresses bordelaises d’Arnaud Lahaut, Gil Elad et Ayako Ota, dispense ses recettes pour langues vivantes. Ex. : poulpe grillé, asperges blanches et sauce satay, kefta de bœuf et artichauts… et même du gâteau à base de yuzu, fraise et thé grillé pour les becs sucrés.
A dévorer… sur le quai Richelieu (à 3 min à pied), face à la Garonne.

Le plus poulet-frites
A Lille, l’estaminet Bierbuik de Florent Ladeyn (Fooding d’honneur Guide 2020) propose ses cultissimes frites au maroilles, mais aussi des falafels de lentilles et des tartines de viande à tomber – contre 4 ou 5 €.
A dévorer… au jardin Vauban (à 10 min à pied), si vous ne vous êtes pas enfilé toutes vos frites sur le chemin…

Le plus puces-toi-de-là-que-je-m’y-mette !
A Saint-Ouen, chez Bonne Aventure (Meilleure cave à manger Guide 2020), Alcidia Vulbeau fricote des barquettes à tomber par terre contre 6 ou 7 € : burrata crémeuse, huile de ciboulette ; terrine de cochon, abricots secs, pickles de chou-fleur ; œufs mimosa, mayo au miso ; gaspacho de petits pois, menthe et ricotta…
A dévorer… sur l’un des nombreux bancs qui siègent dans les petites rues autour des Puces, rouvertes depuis le 15 mai !

Photo © Solène Divay