La crème de la crème

Où manger en août à Paris ?

Paris presque désert, c’est super… reste à savoir où boulotter une digne formule entrée, plat, dessert ! Mais pas besoin de se mettre la rate au court-bouillon, il reste bien quelques jolies poignées d’adresses prêtes à vous accueillir à plats ouverts. Ni une ni deux, le Fooding vous glisse dans la poche une liste à suivre les yeux fermés : celle des meilleures tables intra- et extra-muros qui gardent leurs quartiers d’été !

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    Gaëlle Vieillefon
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Restaurant À la Renaissance (Paris)

© Maia Rose

Paris 1e

Kunitoraya

Un trip chez Kunitoraya, ça se mérite ! Avant de vous asseoir dans la cantine à udon la plus salivante de Paname, il vous faudra sans doute, même en août, accepter de faire le pied de grue sur le trottoir… Une fois à l’intérieur ou sur la micro-terrasse, la slurperie des grosses nouilles de blé maison peut commencer !
· Kunitoraya– 1, rue Villédo, 75001 Paris 

Paris 2e

Racines

« Simoneeeee !!! » Le maestro sarde Simone Tondo sort sa Botte secrète pour ses fans parisien·nes et les touristes bien renseigné·es dans ce sublime troquet du passage des Panorama, où ses assiettes fleurent bon la dolce vita. Mention spéciale pour la petite salle intimiste à l’étage et les tables posées dans le passage.
· Racines– 8, passage des Panoramas, 75002 Paris
· Horaires adaptés : ouvert du mercredi au samedi 

Altro Frenchie

Vous reprendrez bien un peu de Frenchie ? D’humeur toute transalpine, le signore Grégory Marchand ajoute avec brio son grain de parmigiano à la rue pavée la plus dalleuse de Paris. Dans cette trattoria moderno-chic, les italophiles s’engouffrent des classiques transalpins bien ficelés et quelque peu twistés.
· Altro Frenchie – 9,rue du Nil, 75002 Paris
· Horaires adaptés : fermé au déjeuner du 9 au 24 août 

Paris 3e

Le Coyote

Marine Gora, cheffe solaire réinventée cowgirl, a fait muter son Gramme 3 en saloon à gants de velours et bottes de queer. À dada sur son succès, la voilà qui chevauche sa mini-cuisine dans une ambiance rejouant le beau, le brut et le bruyant.
· Le Coyote– 86, rue des Archives 75003 Paris 

Paris 4e

Bistrot des Tournelles

Édouard Vermynck et Geoffroy Langella entretiennent une délicieuse nostalgie bistrotière dans ce rétroquet coincé entre les places des Vosges et la Bastille, où s’envoyer des assiettes fantastiquement tradi – œufs mayo comme on en rêve, décadent croque-monsieur au comté et jambon Prince de Paris… Une folie ! 
· Bistrot des Tournelles – 6, rue des Tournelles, 75004 Paris
· Horaires adaptés : fermé uniquement les mardi 11, mercredi 12, mardi 18 et mercredi 19 août 

Paris 5e

Otto

Fini les gargotes pas jojo du quartier Mouffetard : les bouffe-tard bâfrent désormais le pavé chez Otto ! Mené à bonne faim par les copains partapageurs Stéphane Offner et Tony Alvarez-Parage, ce hot spot rassemble, autour d’un monumental brasier central, un comptoir en bois, quelques assises, de gaillardes grillades et un paquet de quilles. 
· Otto – 5, rue Mouffetard, 75005 Paris 

Paris 6e

Wani

Luxe, calme et volutes de thé infusent l’écrin du végénial Sugio Yamaguchi, qui, quelques années après sa table Botanique, coffee-shoppise cette rue passante à deux coups de petite cuillère du Bon Marché. Une cantinette toute propre sur elle, pour dix assises seulement, où le chef japonais ne se refuse rien et source amoureusement les ingrédients (tous bio) de ses assiettes en forme de haïku…
· Wani – 7 ter, Rue Saint-Placide, 75006 Paris

Paris 7e

Tuan

Toi, toi mon Tuan ! Et les onigiri à se rouler par terre… Surtout ceux de Tiffany Tang et Anting Cheng, revenues des fastes de la fashion pour umamitonner des recettes qui mettent au triangle leurs frichtis fétiches. Épaulé par Tomoki Matsushita pour ficeler la carte, le binôme épate la gale-riz en sculptant des boulettes canon dans un riz Nanatsuboshi venu d’Hokkaïdo.
· Tuan – 24, rue de Babylone, 75007 Paris 

La Fontaine de Mars

Nappes vichy et argenterie, affiches d’époque et zinc vintage, pour le plaisir de touristes en pèlerinage, de célébrités d’époque et d’habitué·es de ce coin du 7e, carte postale idéale avec sa fontaine sur la placette. Bien à sa place, le chef Pierre Saugrain, envoie ses classiques avec brio en mode bien troussés, bien sourcés…
· La Fontaine de Mars – 129, rue Saint-Dominique, 75007 Paris 

Marzo

Fréquenté par le gratin du quartier, ce Marzo signé Julien Cohen (Grazie, Pizza Chic) et Pascal Balland (Cinq-Mars) s’adresse à celles et ceux que le kitch des pizzerias popu lasse. Ici, l’immaculé fait foi, du bar en faïence aux tables de Carrare, avec, au fond, un sanctuaire où le pizzaïolo et son équipe se dévouent pour nourrir en disques dorés le majestueux tabernacle, couvert de mosaïques.
· Marzo – 5, Rue Paul-Louis Courier, 75007 Paris

Paris 9e

Le Savarin

Du neuf dans le 9 : Belle Maison, l’astre maritime de la galaxie pantruchoise (Le Pantruche, Coucou Café, Caillebotte, Café Mirette), ravale sa façade et devient Le Savarin. On garde la même mise (carrelage marin au mur, tables nappées de blanc, suspensions globes, grandes tablées à l’étage) et la même équipe de vainqueurs, à savoir Franck Baranger, Édouard Bobin et Nicolas Chatelain, jouant une partition mélancoolique de « cuisine familiale », qui bistrote longtemps dans la tête…
· Le Savarin – 4, rue de Navarin, 75009 Paris
· Horaires adaptés : fermé les dimanches. 

Lolo Cave à Manger

Métro-boulot-Lolo, le tiercé gagnant de la branchitude neuviémiste ! Dans leur fantasque red room, aux murs carrelés carmin, comptoir vermillon et néon rouge feu, Loïc Minel dit Lolo et Christophe Juville ambiancent le quartier et la terrasse estivale de leurs jajas sans chimies, flanqués de tapassiettes coquines et malignes… 
· Lolo Cave à Manger – 12, rue de Châteaudun, 75009 Paris 

Paris 10e

Deux Gares Express

Quelle bonne idée ils ont eue, Frédéric Lesire et Jonathan Schweizer, de choisir le mot « express » pour leur nouveau café de l’hôtel des Deux Gares ! Un mot, un peu vieilli, qui fait fuser la vapeur, du percolateur ou de la locomotive. Parce que, même si on ne commande plus « Garçon, deux express ! » ou qu’on ne prend plus l’express de 8 heures 47 pour Strasbourg, le mot traduit encore très bien la notion de rapidité : croque-monsieur au beurre fumé, œufs mayo, sandwichs maison… 
· Deux Gares Express – 2, rue des Deux Gares, 75010 Paris 

Dogma

Frira bien qui frira le dernier ! Après avoir baraviné le quartier des Martyrs avec Pompette, Mathieu Grichois et Jordan Robinson ont mis leur grain de sel dans le grand jeu du poulet frit, hit imparable de la street graille internationale. Et au-delà d’annoncer leur échoppe de verre et d’acier, le blaze Dogma fait surtout la promesse de sacrés lèche-doigts…
· Dogma – 10, Rue des Petites Écuries, 75010 Paris

Chocho

ChoCho, chaud ! Après avoir aiguisé ses couteaux au 6 Paul Bert et chez A.T, puis crevé l’écran dans « Top Chef », Thomas Chisholm a repris les fourneaux du feu Bel Ordinaire. Où le bouillant cuistot et sa joyeuse bande ambiancent la cuisine en balançant des assiettes griffées Simone Loo et Karla Sutra.
· Chocho– 54, Rue de Paradis, 75010 Paris

Sur Mer

Un brin coincé dans son estamignon marin de la rue de Lancry où elle n’embarquait qu’une vingtaine de convives, Olive Davoux a pris le large. Tout en conservant son premier havre, la voilà installée à un coup de chalut, passant le cap des 40 couverts. Baromètre bloqué sur 1015 hectopascals, elle y va, tout iode dehors, de ses saint-jacques de plongée malouines, maquereaux de Saint-Jean-de-Luz, coques de Blainville et huîtres d’Utah Beach en Normandie.
· Sur Mer – 1 Rue de Marseille, Paris 75010
· Comptoir Sur Mer fermé du 17 au 24 août

Paris 11e

À La Renaissance

Un royal renouveau pour ce bistrot voltairien centenaire, ranimé avec brio par Carina Soto Velásquez et Joshua Fontaine (Candelaria, Le Mary Celeste). Qui ont gardé la couronne de néon rouge et les miroirs infinis, mais l’ont gratifié d’une nouvelle fresque grattée au mur, de tables bien astiquées et d’un classieux bar en marbre. Et pour emballer tout ça, des assiettes parfaitement d’époque ficelées par le chef Min Wou Choi (passé par feu Saturne et Le Dauphin)
· À la renaissance – 87, rue de la Roquette, 75011 Paris  

Trâm 130

Hanoï, prochain arrêt ! Longtemps assignée à résidences, la cheffe franco-vietnamienne Priscilla Trâm (ex-Yard) a finalement posé ses couteaux rue Saint-Maur, soignant son chez-elle avec l’archi Pablo Goury – carrelage vert sapin, plafond carmin, suspensions néon… La voilà qui embarque désormais son petit monde pour une odyssée du kif entre la France et l’Asie du Sud-Est…
· Trâm 130 – 130, rue Saint-Maur, 75011 Paris 

Les Œillets

Le onzième parisien avait-il besoin d’un autre barav’ naturophile ? La réponse se trouve au fond d’une assiette bien saucée de ce rade sacrément gaulé. Derrière le zinc ? Maxime Dardeau (ex-Chambre Noire et Cave de Belleville) et Solal Martin-Grondard (ex-Yard), qui ont le bon goût d’associer leurs quilles goulottées avec la cuisine de chef·fes invité·es.
· Les Œillets – 137, Rue Saint-Maur, 75011 Paris
· Horaires adaptés : ouvert du mardi au samedi. 

Septime

Blazé en hommage au funésien Grand Restaurant, l’antre du regretté Bertrand Grébaut et son acolyte de toujours Théophile Pourriat réjouit sans minauderie les palais les plus maniaques. Le premier fricote en cuisine de superbes assiettes à haute teneur végétale, tandis que le second bécote les client·es, stars ou pas, dans la salle country chic…
· Septime– 80, rue de Charonne, 75011 Paris 

Clamato

Dès que le portique s’ouvre, c’est un gigantesque coup de chalut qui s’annonce : en deux-temps trois-mouvements, la cale du bateau Clamato est blindée de fous d’iode. Péchos par Bertrand Grébaut, malheureusement disparu, et Théo Pouriat du Septime, praires du Mont-Saint-Michel, tourteaux de Boulogne-sur-Mer, maigres de Saint-Guénolé, homards du Guilvinec, creuses d’Oléron, Arcachon et Cancale… constituent l’ordinaire océanique de leur annexe marine.
· Clamato– 80, rue de Charonne, 75011 Paris
· Horaires adaptés : ouvert tous les jours, de 12h à 14h30 et de 19h à 23h., sauf du 10 au 24 août, où l’adresse est ouverte seulement pour le dîner. 

Le Dauphin

Caveau de marbre signé par les archis Rem Koolhaas et Clément Blanchet, l’adresse tapasseuse, où Laurent Cabut et Anthony Salomon ont investi la cuisine, roule des mécaniques ibériques pour s’émanciper de la maison mère.
· Le Dauphin– 131, Avenue Parmentier, 75011 Paris 

Tarántula

Y’a pas à tortilla : en y couchant une came sourcilleusement sourcée avec sa grinta, Emmanuel Peña Treviño (ex-El Taco Olímpico et El Nopal) place très haut ses aristos tacos. Entre les murs de feu Le Petit Keller, mythique bistrot parigot qui troque son passé nippon pour un mood nocturne et pimenté et une playlist qui parle local à la mexcitante carte…
· Tarántula – 13 bis, Rue Keller, 75011 Paris

Ave Pizza Romana

Que cette pizzeria prenne soin de la plèbe parisienne avec ses pizze populare à un tarif plancher au déjeuner, est à saluer. Ave donc, aussi pour ses pizze à la romaine, près d’une vingtaine, chromatiquement classées en rosse (rouge), bianche (blanc), gialle (jaune) et calzone pour fermer le ban.

Ave Pizza Romana – 90, Rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris

Masaikuta

En mercenaire dandy, le chef Masahide Ikuta avait bondi de la table (g)astronomique de Bruno Verjus à une échoppe ouverte aux quatre vents (Les Enfants du Marché), pour finir sur un rooftop brûlant – l’Acte II. Voilà que ce galactique de la constellation nippo-parisienne reçoit désormais sur sa propre planète et envoie un menu en six services faisant tomber une pluie d’astéroïdes.

Masaikitua – 26 bis, Rue de la Fontaine au Roi, 75011 Paris

Gramme

Am, stram, Gramme, pic et pic et cool et miam ! À l’est du Marais, après cinq années d’une aventure menée à deux avec Marine Gora, Romain Tellier poursuit aujourd’hui seul l’histoire du lieu – comptoir boisé, tables patinées, lumières tamisées. Au programme, fini les petites assiettes à partager, Gramme assume désormais une structure claire : entrée, plat, dessert le midi, et le service du soir, qui ne se prive pas de réinterpréter la bistrote parisienne avec des assiettes qui en jettent.
· Gramme 96, rue Jean-Pierre-Timbaud, 75011 Paris 

La Joie

Coutumier des plans à plusieurs associé·es, serial ressusciteur de bistrots avec des bouts de ficelle, le restauranimiste Florent Ciccoli a cette fois serré la pince de son ami Minod Withana (qui épiçait déjà le Café du Coin) pour mettre sur les rails ce local du onzième parisien. Ici, le chef sri-lankais glisse ses lames et l’âme de son pays dans une cuisine ouverte au garde-manger sourcilleux du sourcing.
· La Joie – 117 Rue du Chemin Vert, 75011 Paris
· Horaires adaptés : ouvert sauf les 9,1016 et 17 août, et ouverts pour le dîner seulement du 18 août au 22 août.

Paris 13e

New Hoa Khoan

Pas de chi-Chine dans la vrombissante cantine de Virginie et Vinh Hong Luong, spotlightée comme un supermarché au bout d’un dédale de béton. Pour autant, le couple sino-cambodgien et sa pâte patrouille hors pair façonnent un festin à bols et à vapeurs qui n’a pas son pareil pour étancher les appétits mandarinés.
· New Hoa Khoan – 15, avenue de Choisy, 75013 Paris

Paris 17e

Le Cyrano

À une longueur de nez de la place de Clichy, ce Cyrano récite ses classiques avec panache ! Dépoussiéré par une bande de jeunes potes (Charleyne Valet et Clovis Aupetit, ex-Parigots et Les Gamins, et Arthur Podetti, fraîchement reconverti), ce rade historique, jadis maison de passe, se laisse réenchanter grâce aux assiettes enjôleuses de Charleyne, à bécoter au comptoir marbré ou sur les tables bistrot à touche-touche.
· Le Cyrano – 3, Rue Biot, 75017 Paris

Paris 18e

Sobremesa

Pas besoin d’attendre la fin du souper pour aller s’enjajailler à Sobremesa (l’après-repas en espagnol), ce néo-bar à vins de la rue Caulaincourt qui recueille les gosiers assoiffés dès la fin de journée. Après le boulot, place donc aux goulots d’Émilien Quéméner, qui débouchonne à propos pour l’apéro. Et quand la faim se fait venir, place aux assiettes de chef·fes asiaphiles en résidence, quand ce n’est pas Marie Nguyen, la complice d’Émilien, qui fricote simplement au gré de ses inspis. 
· Sobremesa – 127, rue Caulaincourt, 75018 Paris 

Paris 19e

Cadoret

Ah, Cadoret adoré ! Son rideau baissé avait laissé ce coin du 19e parisien endeuillé… C’était sans compter le miraculeux passage de témoin entre les frangins Léa et Louis-Marie Fleuriot, patrons des lieux huit années durant, et les trois lascars derrière Buttes – Clément Vezat, Pierre Forest et Benoît Baud. Lesquels ont très légèrement ripoliné l’intérieur, avant d’inviter Alice Newman et Emilie Bouchet pour cadorer le quartier comme avant.
· Cadoret – 1, rue Pradier, 75019 Paris
· Horaires adaptés : de 11h30 à minuit du mardi au samedi. La cuisine sera ouverte en continue de 13h à 22h.  

Lao Siam

Lambrissée comme un temple de Siam et fraîchement rafraîchie, cette ambassade bellevilloise du Sud-Est asiatique accueille les affamé·es depuis 1985 ! Long comme le Mékong, le menu recèle des dizaines de must-eat dûment numérotés, à baguetter au coude-à-coude.
· Lao Siam – 49, rue de Belleville, 75019 Paris, 

Soces

Vous reprendrez bien un peu de mer ? Sur les hauteurs de Belleville, le riant cap’tain Kevin Deulio (ex-Bar Vendôme au Ritz) et Adrien de Liedekerke Beaufort ont accosté Soces, où le chef Marius de Ponfilly (ex-Clamato) fricote avec tout ce qui lui passe sous la main : poiscaille, oursins, coquillages, crustacés…

Soces – 32, Rue de la Villette, 75019 Paris

Buttes Snack Bar

Toute gouaille dehors, Pierre Forest, Benoît Baud et Clément Vezat n’ont pas tortillé longtemps avant d’enquiller leurs jajas dans le feu café Capitale Belleville. Pour en faire un bar butte de décoffrage, où le trio biberonné aux belles enseignes parisiennes (Bambino, Jones, Double Dragon) ne caresse que des canons désulfités, poussant le calice des coteaux ligériens aux contreforts du Caucase, et des assiettes de partage, convoyés dans de la vaisselle chinée…

Buttes Snack Bar – 10, Rue Pradier, 75019 Paris

Paris 20e

Bang bang

Bang Bang ! Qui est là ? Le Colombien Carlos Peñarredonda (ex-Candelaria), qui goupille une popote pétaradante à Belleville ! Dans son rade coloré (comptoir citron vert, carrelage azur, néon orange), chipotle, togarashi et autres pimentueries se font sévèrement barbecuter.
· Bangbang – 9, rue du Liban, 75020 Paris 

Le Café des Délices

En voilà un café qui sent bon le futur QG ! Celui d’Édouard Lax, le pater du Grand Bain juste en face et du Petit Grain un tout petit peu plus loin, qui a mis la main sur ce poussiéreux troquet de quartier pour lui redonner de l’entrain. Pour le reste, pas besoin de baratin : une grande terrasse, une carte de petites assiettes léchées, un service enjoué, point !

Le Café des Délices – 4, Rue Lemon, 75020 Paris

Clichy

Café César

Avé César, celles et ceux qui vont se nourrir te saluent ! Après dix-sept ans à servir la Gaule gastronomique (Robuchon, Le Squer, Gagnaire, Frechon), Charles Boixel a décidé de fonder son propre petit empire à Clichy, accompagné de Robin Fayet, son fidèle centurion en cuisine. Dans ce palais des glaces, le conquérant duo voit double : une courte carte déj’ qui change toutes les semaines, et une autre, plus étoffée et ciselée, renouvelée chaque saison – dispo midi et soir. 
· Café César – 30, rue Chance Milly, 92110 Clichy 
· Horaires adaptés : du lundi au mercredi, de 9h à16h ; le jeudi et vendredi de 9h à minuit et le samedi de 11h à minuit. 

Montreuil

Arsène

Arsène pour prénom, un animal à longues oreilles pour logo : Arsène Lapin la joue gentleman-restaurateur ! C’est le dernier bon coup de Greg Back, taulier des Pères Pop’, La Vierge et Rita, qui récidive à Montreuil avec cette cantine au grand cœur. Le spot ? Un ancien tiers-lieu à lambris de récup’, chaises d’école et plafond en crépi, où Jean Bouchon (ex-Amagat et Caché) réalise des tours de passe-passe. 
· Arsène – 54 ter, rue Robespierre, 93100 Montreuil 
· Horaires adaptés : fermé les trois premiers week-ends d’août, le 8/9 ; le 15/16 et 22/23. 

Vincennes

Bistrot Ben et Kei

Bistrot beau pour être vrai ? Rien de plus réel pourtant que la table de Benjamin « Ben » Guittières-Tsuda (ex-Café des Musées) et du chef Kei Miura, résolus à chahuter la vie de château de Vincennes en repoussant les frontières de l’écuelle au-delà du périph’.
· Bistrot Benet Kei – 19, avenue Georges-Clemenceau, 94300 Vincennes
· Horaires adaptés : fermé la première semaine d’août. 

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Le nouveau guide Belgique est sorti du four !

Dans ce quatrième opus bigoût (en français côté pile, en néerlandais côté face – à moins que ne soit l’inverse ?), découvrez une partie mag « Nord-Zuid » qui met les pieds dans le plat (pays) pour se demander si la cuisine a une langue, mais aussi 150 adresses flambant neuves en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie, ainsi qu’un palmarès de 10 spots au sommet de la belgitude.

Couverture du nouveau guide Belgique.
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À propos

Le Fooding est un guide indépendant de restaurants, chambres, bars, caves et commerces qui font et défont le « goût de l’époque » en France et en Belgique. Mais pas que ! C’est aussi un magazine où food et société s’installent à la même table, des événements gastronokifs, une agence événementielle, consulting et contenus qui a plus d’un tour dans son sac de courses…

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